Nous voici en automne, les touristes se font plus rare et les oiseaux migrateurs plus nombreux. C’est le temps de la migration postnuptiale.
De terre ou d’eau, les oiseaux jeunes et vieux se rassemblent avant d’affronter tous les dangers de l’aventure migratoire.
Mi-août les martinets nous ont déjà quitté ainsi que les cigogneaux de l’année que nous ne reverrons que dans 3 ans, pour se reproduire, à leur maturité sexuelle. Quelques hirondelles trainent encore mais le gros des troupes, les couples des 250 nids du « Massuet » sont déjà partis sous d’autres cieux plus riches et plus cléments.
Mais simultanément d’autres vont arriver pour hiverner chez nous : sarcelles d’hiver, souchets, bécasses, bécassines, grives et alouettes voyageurs éphémères venus du Nord pour s’abriter dans les roselières de nos lacs jusqu’au printemps prochain.
Dans la touffeur d’un été finissant la nature également se prépare à muer en se parant des couleurs chaudes de l’automne.
Le soir la nuit tombe doucement sur l’Hers et le soleil s’efface lentement derrière le mont Valier. C’est l’heure magique où tout devient calme et silencieux où seuls les ragondins et parfois la loutre avivent le miroir des étangs, c’est aussi l’heure où les poules d’eau sortent des roselières et au parc animalier, déserté par les promeneurs, la vie reprend son cours.
Romance automnale sous le charme de la beauté naturelle, c’est beau à toute heure et en toute saison le Domaine des Oiseaux.
Louis MARETTE