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Frelon asiatique !
Le frelon asiatique, redoutable prédateur pour les abeilles, semble s’être acclimaté en France.
L’insecte "Vespa velutina" aurait débarqué en France caché dans un chargement de poteries chinoises fin 2004. Moins de dix ans plus tard, son éradication parait impossible.
Le frelon asiatique construit ses nids sphériques à très grande hauteur, hors de portée des regards. La sous-espèce arrivée en France, " Vespa velutina nigrithorax", vit naturellement en Chine, au Bhoutan et dans le nord de l’Inde, des zones avec un climat pas très différent de celui du sud de la France. En raison d’une acclimatation réussie, d’un taux de reproduction élevé et l’absence de prédateur, l’espèce s’est terriblement multipliée en quelques années.
Long de 20 à 25 millimètres pour les ouvrières, jusqu’à 30 mm pour les reines, le frelon asiatique est un peu plus petit que son cousin européen. On le reconnaît à son thorax entièrement brun noir velouté et à son segment abdominal brun, bordé d’une fine bande jaune orangé. Les pattes brunes, sont jaunes à l’extrémité. La tête est noire et la face jaune orangé. Cette espèce exotique est impossible à confondre avec la seule espèce de frelon vivant en France, le frelon d’Europe, qui a le corps taché de roux, de noir et de jaune et l’abdomen jaune rayé de noir.
Sa caractéristique est de s’attaquer aux ouvrières des ruches. Selon les observations, ce frelon se positionne en vol stationnaire à l’entrée des ruches, prêt à fondre sur les abeilles chargées de pollen pour les tuer en leur coupant la tête avec ses mandibules puissantes et entrainées. Après lui avoir arraché les pattes et les ailes, toute chaude, il en fait une boulette qu’il emporte jusqu’au nid pour en nourrir les larves. Il arrive à tuer et à emporter une abeille en quelques minutes. Une dizaine de frelons suffisent à condamner une ruche…
Cycle du frelon asiatique
De février à fin avril, les fondatrices sortent de leur refuge d’hiver. Elles s’alimentent et chacune d’elles recherche un endroit pour construire un nid. Le nid est le plus souvent en haut d’un arbre, dans un buisson, sous les charpentes, rebords de toits et même au sol.
A partir de la fin avril jusqu’à la fin juin, la reine bâtit les premières cellules d’un nid au départ sphérique avec une ouverture unique en dessous et pond des œufs qui donneront tous des ouvrières.
De juillet à mi-octobre, la colonie se développe et construit un volumineux nid de papier mâché, de cellulose composée de plusieurs galettes de cellules entourées d’une enveloppe faite de larges écailles de papier, striées de beige et de brun. L’orifice de sortie est latéral alors qu’il est basal chez le frelon d’Europe. La reine ne sort plus et se consacre à la ponte. Les ouvrières bâtissent et rapportent des proies pour nourrir le couvain (amas d’œufs) et des substances sucrées pour les adultes restés au nid.
De mi-octobre à fin novembre, les sexués émergent du nid et s’envolent pour s’accoupler. Les mâles et les ouvrières ne passent pas l’hiver et seules les futures reines survivent et cherchent un abri pour l’hiver.
Le nid d’hiver est abandonné.
Comment s’en débarrasser ? (cf CR Conseil Municipal du 25 janvier 2012, annexe 1, http://www.ville-mazeres.fr/IMG/pdf… )
A ce jour dans certains départements les pompiers interviennent mais leur intervention est payante et ce n’est pas le cas ni en Ariège ni en Haute-Garonne où ils renvoient vers les sociétés privées dont les tarifs sont très variables de l’ordre de 100 € à 1 500 € en fonction de l’utilisation éventuelle d’une nacelle.
L’enlèvement est à la charge des propriétaires dans le domaine privé et des collectivités dans le domaine public (Commune, Communauté des Communes du Canton de Saverdun ou Conseil Général de l’Ariège).
Le classement du frelon asiatique comme nuisible est à l’instruction au niveau gouvernemental.
Quand l’arrêté correspondant sera pris, en principe avant le printemps prochain, période propice pour la destruction des nids, les collectivités locales et surtout les pompiers pourront mieux contribuer à l’éradication de l’insecte. Il leur permettra d’intervenir plus systématiquement alors qu’ils ne se déplacent pour l’instant qu’en cas de danger immédiat.
En attendant, il est inutile de détruire les nids parce qu’ils sont vides, qu’ils s’autodétruisent naturellement et qu’ils ne sont utilisés qu’une seule fois.
Réaliser un piège à peu de frais. (A tester…)
Prenez une bouteille en plastique vide. Coupez la au tiers supérieur, placez la partie haute retournée à l’intérieur de votre bouteille pour faire un entonnoir.
A l’aide d’un morceau de fil de fer chauffé ou d’un foret faites des petits trous (+/- 5mm) pour laisser échapper les petits insectes.
Versez au fond de votre piège ;
- Un verre de bière
- Un verre de vin blanc (qui parait-il repousse les abeilles)
- Un peu de sirop (cassis ou framboise)
Apres avoir fabriqué une anse, qui maintient également la partie retournée de votre bouteille, suspendez ce piège à un arbre, de préférence au soleil, à une hauteur d’environ 2 mètres. Vous pouvez protéger l’entonnoir de la pluie avec une planchette trouée ou un CD.
De début février (après les périodes de gel) jusqu’au début du mois de mai, vous pouvez piéger des reines fondatrices de colonies de frelons asiatiques.
Chaque fondatrice piégée est égal à un nid en moins !
Si vous avez connaissance d’autres pièges simples et efficaces ou que vous souhaitiez par votre expérience améliorer celui-ci (issu de diverses lectures), n’hésitez pas à adresser vos solutions à : webmestre.mazeres@gmail.com









